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Développement durable
Le 19/02/2021

Top départ pour le Plan Climat métropolitain

Acté dans une version finalisée au conseil du 19 février, le Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) de la MEL se décline en un programme d’actions qui touche de nombreux domaines du quotidien.

Le constat pousse à l’action. Le réchauffement climatique touche la métropole comme le reste du territoire. Élaboré sur la base d’un état des lieux en partenariat avec les communes et les partenaires de la MEL, enrichi par une concertation citoyenne, le Plan Climat Air Énergie Territorial de la MEL se décline désormais en un programme d’actions opérationnel (3 ambitions, 10 priorités, 42 actions), articulé avec l’ensemble des politiques métropolitaines (mobilité, transport, habitat, développement économique, aménagement, urbanisme…).

Pour accélérer la transition, ce Plan Climat définit les engagements de la MEL pour la lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l’air, autour de trois ambitions majeures et de dix priorités concrètes :

Une métropole en route vers la neutralité carbone d’ici 2050

  • Priorité 1 : accélérer la transition énergétique du territoire (« autoroute de la chaleur » : raccordement de l’incinérateur de déchets d’Halluin aux réseaux de chaleur de Lille, Tourcoing et Roubaix,….).
  • Priorité 2 : réduire l’impact climatique de la mobilité et des transports (une Zone à Faibles Émissions, autrement dit une limitation d’accès à une zone définie pour les véhicules les plus polluants, un Schéma Directeur des Infrastructures de Transports, un nouveau plan vélo…).
  • Priorité 3 : favoriser un aménagement plus durable (avec un outil de prise en compte des enjeux environnementaux et climatiques* dans la construction, la rénovation ou l’aménagement (conception de quartiers ou bâtiments bas-carbone, recours aux énergies renouvelables, développement de la biodiversité urbaine, lutte contre les îlots de chaleur urbains, conception de projets qui maîtrisent mieux les pollutions, les nuisances, et les risques technologiques, et contribuent à l’amélioration de la santé des habitants)…
  • Priorité 4 : améliorer la performance énergétique et environnementale du bâti et lutter contre la précarité énergétique (rénovation thermique de 8 200 logements par an, « prime air » pour encourager le remplacement de chauffages polluants…).
  • Priorité 5 : soutenir une production et une consommation plus responsables (développer l’économie circulaire pour réduire l’empreinte carbone du territoire, créer une filière d’excellence EuraClimat pour accompagner les entreprises dans la transition bas-carbone).
  • Priorité 6 : réduire l’impact des politiques métropolitaines sur le climat (adoption d’un budget climatique, réduction des émissions de gaz à effet de serre liées au chauffage et au refroidissement des bâtiments métropolitains…).

Une métropole résiliente face aux changements climatiques

  • Priorité 7 : améliorer la qualité de l’air et lutter contre toutes les pollutions.
  • Priorité 8 : adapter le territoire pour mieux faire face à ces changements (gestion des risques climatiques tels que les vagues de chaleur, les inondations, le retrait-gonflement des argiles…).

Une métropole solidaire, une mobilisation de tous

  • Priorité 9 : mobiliser tous les acteurs du territoire, notamment les communes qui ont un rôle essentiel à jouer dans la mise en œuvre du Plan Climat et développer des projets de coopération interterritoriale et internationale.
  • Priorité 10 : mobiliser des moyens financiers et pratiques à la hauteur des enjeux et des ambitions du Plan Climat.

Des objectifs ambitieux

Le PCAET définit une série d’objectifs pour le territoire pour 2030 et 2050.

  • Réduction des émissions de gaz à effet de serre de 45 %** d’ici à 2030 (et atteindre la neutralité en 2050)
  • Réduire les consommations d’énergie de 16 %*** d’ici à 2030 et de 39 % d’ici à 2050
  • Augmenter la production locale d’énergies renouvelables : x 2,3*** d’ici à 2030
  • Réduire les émissions de six polluants atmosphériques (oxydes d’azote, composés organiques volatils, particules fines 2,5µ et 10µ, dioxyde de souffre, ammoniac) d’ici à 2030, notamment dans les secteurs des transports routiers (- 44 %), de l’industrie (- 36 %), de l’habitat (- 36 %), et du tertiaire (- 38 %).

**(par rapport à 1990)

***(par rapport à 2016)

Mobilisation générale

Les objectifs du PCAET sont ambitieux et ne pourront être atteints qu’avec la participation de tous les acteurs (communes, entreprises, associations, Métropolitains…) à cet effort collectif.

La mise en place au second semestre 2021 d’un Haut conseil métropolitain pour le Climat, composé de représentants des communes, d’acteurs socio-économiques, d’experts et de scientifiques et de citoyens, permettra d’accompagner le projet métropolitain afin de mobiliser tous les efforts.

Un premier bilan de cette mise en œuvre opérationnelle est prévu dans trois ans à mi-parcours du déploiement de ce véritable défi pour le climat. Il pourrait permettre de rehausser les objectifs pour les faire correspondre aux nouvelles exigences nationales et européennes.

*Une OAP (orientation d’aménagement et de programmation) climat, air, énergie, risques et santé, autrement dit ensemble d’objectifs, recommandations ou prescriptions opérationnelles dans le cadre de la modification du plan local d’urbanisme métropolitain (fin 2021).

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