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Entre nouveaux réseaux cyclables, identité visuelle renforcée et investissements massifs, le vélo s’impose aujourd’hui comme un pilier des mobilités durables dans la métropole. Et donc comme un levier majeur de transition écologique et de qualité urbaine. Démonstration.
Des réalisations visibles et un réseau en nette expansion
La période 2022-2026 est marquée par le lancement de 329 opérations cyclables, dont certaines sont encore en phase de démarrage pour 2026. Ces 329 opérations représentent un investissement total de 235 M€, dont 98 M€ pour la création ou l’amélioration des aménagements cyclables (bandes et pistes cyclables principalement).
Concrètement ?
Ce sont 188 km de nouveaux aménagements qui sont créés, tandis que 40 km d’infrastructures existantes sont améliorés. La délibération relative à la politique cyclable métropolitaine adoptée en juillet 2021 actait, au travers d’un abaque d’aménagements cyclables *, la volonté de favoriser les aménagements cyclables en site propre. Ainsi, plus de 55 % du linéaire cyclable réalisé dans le cadre du PPI cyclable l’est sous forme de pistes cyclables ou de voies vertes, garantes d’un meilleur confort et d’une plus grande sécurité, et permettant d’inciter de nouveaux usagers à effectuer leurs déplacements à vélo.
Sur le terrain, la politique se traduit aussi par la généralisation de la couleur rouge au sol pour les aménagements cyclables, le déploiement progressif du réseau de points-nœuds (ce système innovant, inspiré des modèles belges, repose sur un maillage de près de 550 km de tronçons sécurisés - petites routes, chemins et voies vertes - qui relient des intersections numérotées, appelées points- nœuds. Chaque carrefour est équipé de panneaux indiquant les directions et les distances vers les points voisins. Environ 3 200 panneaux ont été installés), le lancement des premières aires de services et d’une signalétique spécifique au réseau Vélo plus, destiné à accueillir les flux cyclables les plus structurants (aménagé sur 230 kilomètres à terme, le réseau Vélo plus a pour objectif de relier entre eux les cœurs d’agglomération et les principales villes-relais de la MEL), ainsi que par des aménagements innovants de type « chaucidoux ». Ces aménagements divisent la chaussée en trois parties : une voie centrale (bidirectionnelle) pour les véhicules motorisés (voitures, motos), et deux bandes latérales réservées prioritairement aux cyclistes et piétons. Lors d’un croisement de véhicules, ils se déportent sur les rives en l’absence de cyclistes ; sinon, ils ralentissent et attendent derrière. Cela calme le trafic, sécurise les vélos et convient aux axes secondaires à trafic modéré. Une évolution réglementaire nationale est attendue pour clarifier le domaine d’emploi de cette nouvelle typologie d’aménagement. La MEL a d’ailleurs contribué aux travaux à l’échelle nationale sur ce sujet en demandant au CEREMA de conduire une évaluation des chaucidoux réalisés dans son territoire.
* Dans le domaine des aménagements cyclables, il s’agit de tableaux et de schémas qui indiquent, en fonction de certains paramètres (vitesse et trafic automobile, largeur de voirie, contexte urbain ou rural, type de rue…), quel type d’aménagement est recommandé : bande cyclable, piste en site propre, voie verte, chaucidou, etc.
Quel bilan pour l’année 2025 ?
Après une année 2024 qui a constitué un pic en matière d’investissements, du fait de son caractère « central » au sein du PPI 2022-2026, l’année 2025 a confirmé la bonne dynamique engagée avec 64 opérations cyclables lancées dans le territoire métropolitain. Le budget global engagé atteint environ 49 M€ pour ces nouvelles opérations, dont 20 M€ de dépenses spécifiquement « cyclables ». Cette programmation a permis d’engager 40 km de nouveaux aménagements supplémentaires et d’améliorer 2 km d’infrastructures existantes.
À l’image des années précédentes, les réalisations ont vocation à étoffer le réseau cyclable de manière harmonisée dans le territoire. Ainsi, afin de renforcer la pratique du vélo, des aménagements ont été réalisés dans les secteurs où les déplacements à vélo sont déjà nombreux, mais ils ont couvert aussi d’autres secteurs moins fréquentés à l’heure actuelle pour y inciter à l’usage du vélo.
Parmi les nouvelles opérations majeures engagées en 2025, peuvent être citées le lancement des travaux de requalification du boulevard de ceinture à Tourcoing, la réalisation d’une première section de piste cyclable le long de la M700 à Hem, la création d’une voie verte boulevard de l’Alliance Nord-Ouest à Lambersart ou encore l’aménagement d’une piste cyclable reliant les villes de Erquinghem-le-Sec, Escobecques, Le Maisnil et Radinghem-en-Weppes.
Ces réalisations ont été accompagnées de la poursuite du déploiement des aires de services sur le réseau cyclable identifié « Vélo+ ». Fin 2025, 44 aires ont été déployées dans le territoire, soit aux « terminus » d’itinéraires, soit aux croisements entre deux itinéraires Vélo+, ou encore à proximité des lieux de vie remarquables. Pour mieux identifier ce réseau « hyperstructurant » à l’échelle de la métropole, une signalétique spécifique est mise en place progressivement sur les liaisons présentant des niveaux d’aménagements ou de continuités les plus aboutis.
Et côté recettes ?
L’effort de recherche de financements est significatif : 4,7 M€ de subventions sont obtenus pour la seule année 2025, malgré l’arrêt des fonds FMA et la baisse des taux d’aide de l’État. Elles se répartissent entre 0,6 M€ de subventions DSIL (Dotation de Soutien à l’Investissement Local – Subvention Etat), 0,26 M€ de Fonds Verts PCAET (Plan Climat Air Energie Territorial – Subvention Etat) ; , 0,83 M€ de Fonds Verts Mobilités (Subvention État) et 3 M€ de FEDER (Fonds Européen de DEveloppement Régional – Subvention européenne instruite par la région Hauts-de-France) pour l’opération de remplacement du pont de l’Attargette à Armentières.
Au total, sur 2022-2026, les opérations cyclables bénéficient de 32 M€ de subventions, dont 15,4 M€ via le dispositif GreenMo* et 16,5 M€ via les enveloppes FMA, DSIL et FEDER. Couplés à une enveloppe de 100 M€ consacrée au développement du réseau cyclable ces financements consolident le changement d’échelle de la politique cyclable métropolitaine et ancrent durablement le vélo dans le paysage des mobilités du quotidien.
*Cofinancé par la Banque européenne d’investissement (BEI) via un prêt vert et par la Commission européenne dans le cadre du Mécanisme pour une transition juste, avec le soutien du Pacte vert européen.
Des investissements conséquents et une pratique en constante augmentation
La Métropole dispose depuis une dizaine d’années d’un réseau d’appareils de mesure du nombre de cyclistes répartis sur 26 sites à l’échelle du territoire. Ce réseau a été complété depuis 2020 avec 11 implantations complémentaires.
À la suite des fortes augmentations observées en 2020, 2021 et 2022 et des années 2023/2024 relativement stables, l’année 2025 a été marquée par une nette augmentation de la pratique cyclable constatée avec +11,5% de cyclistes mesurés sur le réseau historique de compteurs (augmentation portée à +13% en prenant en compte le réseau actualisé des 37 sites).
Les nouvelles mesures montrent aujourd’hui une augmentation de la pratique de +49% entre 2019 et 2025 et les dernières tendances identifient une augmentation particulièrement notable dans la ville de Lille et les communes de sa couronne proche. Il est à noter que ces évolutions positives sont désormais identifiées également sur les compteurs répartis dans des communes plus rurales du territoire, ce qui atteste d’une évolution globalement homogène de l’usage du vélo dans le territoire de la MEL.