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La Métropole soutient la création de la maison mémorielle Lili Keller-Rosenberg
Les élus métropolitains affirment leur engagement en faveur du devoir de mémoire en soutenant la création de la Maison mémorielle Lili Keller-Rosenberg à Roubaix, via une participation exceptionnelle de 350 000 €. La Métropole contribue à ce projet aux côtés notamment de l’État, de la Région Hauts-de-France, du Département du Nord et de la Ville de Roubaix. Installée dans l’ancienne maison familiale de Lili Keller-Rosenberg (acquise par le Département), la future structure s’adressera à tous les publics, avec pour mission de transmettre la mémoire de la déportation et de l’extermination des enfants juifs et tziganes entre 1939 et 1945. Elle a également pour mission d’éveiller les consciences, de promouvoir le vivre ensemble et la tolérance. En soutenant ce projet, la MEL entend donc contribuer à transformer la mémoire en action, et à offrir aux générations futures des clefs de compréhension. Comme le souligne le président Éric Skyronka, « transmettre l’histoire de la Shoah à notre jeunesse, c’est lui donner les moyens de résister, demain, à toutes les formes de haine ». Née à Croix en 1932, Lili Keller-Rosenberg a été déportée avec sa famille en 1943. Revenue des camps avec ses deux frères, elle a consacré sa vie à témoigner. Chaque année, elle rencontre des milliers de jeunes en France et en Europe, et concourt ainsi à la transmission d’une mémoire essentielle.
Un grand programme de travaux de voirie
Pour procéder aux réparations courantes sur l’espace public, mais également poursuivre concrètement la réalisation de son Plan Pluriannuel d’Investissement de travaux de voirie, de préparer le suivant et ainsi moderniser les rues, les trottoirs, les pistes cyclables et les espaces publics des 95 communes du territoire, la Métropole Européenne de Lille a voté en bureau métropolitain le renouvellement de son dispositif de marchés de travaux de voirie pour la période 2027-2031. La Métropole a autorisé le lancement d’un appel d’offres ouvert permettant de sélectionner les entreprises dont celles du territoire qui réaliseront ces futurs chantiers de voirie. La MEL entend poursuivre une politique qui concilie l’entretien, la modernisation et la transformation des espaces publics. Celle-ci s’inscrit dans les objectifs de la charte de l’espace public : promotion des mobilités « bas carbone », amélioration du cadre de vie et renforcement de la résilience territoriale. Le schéma organisationnel actuel, fondé sur un allotissement fin (32 lots) et une limitation du nombre de lots par opérateur, a démontré son efficacité, puisqu’il a permis de mobiliser onze entreprises, et de garantir à la fois la réactivité opérationnelle et l’accès à la commande publique. Un appel d’offres ouvert* sera prochainement lancé pour conclure des accords-cadres à bons de commande**, qui intégreront une clause d’insertion sociale. Par cette décision, la MEL confirme sa volonté d’allier performance économique, équité d’accès et exigences environnementales dans la conduite de ses politiques d’aménagement.
* Appel d’offres ouvert : procédure de marché public dans laquelle tout opérateur économique intéressé peut remettre une offre sans sélection préalable, et où l'acheteur choisit l'offre économiquement la plus avantageuse selon des critères annoncés, sans négociation.
** Accords-cadres à bons de commande : contrat public qui fixe les conditions d'exécution de prestations futures (prix, délais, clauses) sans en déterminer à l'avance les quantités exactes. Cela permet à l'acheteur de passer des bons de commande au fur et à mesure de ses besoins, dans la limite d'un montant maximal et d'une durée déterminée (généralement 4 ans).
Nouvelle étape pour le tramway Roubaix-Tourcoing
Une étape décisive est franchie dans la réalisation du tramway du pôle métropolitain de Roubaix-Tourcoing. À l’issue de l’enquête publique conduite du 19 novembre 2025 au 14 janvier dernier, le conseil métropolitain a délibéré la déclaration de projet permettant ensuite au préfet de se prononcer sur son utilité publique. Inscrit dans le projet Extramobile, il prévoit plus de 20 km de nouvelles lignes, 38 stations et un maillage en transports en commun renforcé entre Neuville-en-Ferrain, Tourcoing, Roubaix, Hem et Wattrelos. Pensé pour répondre aux besoins d’un territoire confronté à un volume important de déplacements quotidiens, le futur tramway desservira plus de 180 000 habitants. Son but : améliorer la performance du réseau, favoriser l’intermodalité, et proposer une alternative crédible à la voiture, encore majoritaire dans les usages. Au-delà de la mobilité, le projet constitue un levier de transformation urbaine. Requalification des espaces publics, développement des modes actifs, desserte des quartiers prioritaires et accompagnement des opérations de renouvellement urbain figurent en effet parmi les objectifs affichés. L’enjeu est également social, avec une volonté de désenclavement et d’accès facilité aux services, à l’emploi et aux équipements. La commission d’enquête a rendu un avis favorable pour la déclaration d’utilité publique, assorti de réserves, notamment sur le report modal, le bilan carbone et la création de pôles d’échanges. La MEL s’est engagée à lever ces points, pour la poursuite de ce projet structurant pour l’avenir du territoire métropolitain.
La MEL accueillera les demi-finales du Top 14 en 2029
La MEL a été désignée pour accueillir les demi-finales du Top 14 en 2029. Elle avait posé sa candidature dans le cadre de la consultation lancée par la Ligue nationale de rugby en février dernier. Déjà hôte de l’événement en 2014 et en 2021, la Métropole entend capitaliser sur son expérience, et inscrire cette nouvelle ambition dans une stratégie globale de développement du rugby et de rayonnement du territoire. Cette candidature s’inscrit dans la continuité d’un cycle d’accueil de grands événements sportifs internationaux, après la Coupe du monde de rugby 2023, deux rencontres du Tournoi des Six Nations entre la France et l’Italie en 2024 et 2026 à la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy, ainsi qu’un match des Six Nations U20 en 2026. Portée collectivement avec les acteurs locaux du rugby, les communes de Lille et de Villeneuve-d’Ascq, ainsi que les partenaires Hello Lille et l’exploitant du stade Elisa (filiale du groupe Eiffage Construction), elle repose sur une forte mobilisation territoriale. La MEL s’engage à répondre aux exigences du cahier des charges, notamment par la mise à disposition d’espaces pour le Village Top 14, de sites d’entraînement, et par l’élaboration de dispositifs de transport, de communication et d’animations, qui incluront un volet « responsabilité sociale des entreprises » (RSE) à destination des publics jeunes et éloignés. L’achat de billets accessibles et la mobilisation de bénévoles complètent ce dispositif. Au-delà de l’enjeu sportif, l’accueil des demi-finales représente un levier économique majeur, avec des retombées estimées à près de 20 M€.
Lille Métropole renoue avec le marathon
Plus de trente ans après la dernière édition du marathon de Lille, la Ligue des Hauts-de-France d’athlétisme lancera, le 25 octobre prochain, une nouvelle épreuve reine appelée à structurer durablement le calendrier sportif métropolitain. Jusqu’ici centré sur un semi-marathon printanier, l’événement change d’échelle et de saison, avec un rendez-vous automnal pensé pour accueillir jusqu’à 40 000 participants, dont plus de 20 000 sur la distance mythique de 42,195 km. Labellisé et déjà reconnu pour sa dimension festive et populaire, le semi-marathon de Lille évolue ainsi vers un format élargi, combinant performances et attractivité. La Ligue entend attirer un plateau international de haut niveau, sur des parcours réputés rapides et sans dénivelé, propices aux records. Le tracé, au départ et à l’arrivée de Lille, traversera plusieurs communes de la métropole, qui concourront à la sécurisation du parcours. La MEL mobilisera ses compétences propres, notamment en matière de gestion des transports, de voiries métropolitaines et de déchets. Au-delà de l’enjeu sportif, l’événement vise un impact territorial fort : la Métropole mise en effet sur les retombées économiques et touristiques d’un marathon, estimées à plusieurs millions d’euros. Pour accompagner cette montée en puissance, la MEL décide de soutenir l’événement à hauteur de 100 000 €, aux côtés d’autres partenaires publics et privés, sur un budget global de 1,82 M€.
Logement social : la MEL ajuste ses outils
Dans un contexte de hausse durable des coûts de construction, la Métropole adapte ses outils pour maintenir une production ambitieuse de logements sociaux. Avec pour objectif de préserver l’accessibilité, de sécuriser les opérations et d’accompagner la transition énergétique, sans renoncer à la qualité. Premier levier, une majoration encadrée des loyers plafonds pour les logements très sociaux (PLAI), jusqu’ici exclue. Limitée à 12 % (en deçà du plafond national), elle ne s’appliquera qu’aux projets agréés à partir de 2026. Par exemple, pour un logement de 67 m², cela représente au maximum environ 46 € mensuels supplémentaires, mais jusqu’à 24 000 € de financement en plus pour le bailleur, qui sont souvent décisifs pour boucler une opération. Cette hausse restera conditionnée à des améliorations concrètes : performance énergétique, qualité d’usage ou maîtrise des charges. Les petits logements, couverts par les APL, ne verront pas leur reste à charge évoluer. La MEL ajuste aussi ses aides. En VEFA*, la majoration de 5 % est maintenue pour les programmes atteignant le niveau RE2020 2028**, afin de soutenir des constructions plus sobres en carbone. Une nouvelle subvention, jusqu’à 10 000 € par logement, accompagnera la création de logements pour jeunes en insertion en résidences intergénérationnelles. Enfin, les aides à la réhabilitation sont recentrées sur les logements les plus énergivores, avec des subventions pouvant atteindre 8 000 € pour les rénovations les plus performantes.
* Vente en l’état futur d’achèvement : l’acheteur devient propriétaire du terrain et du logement au fur et à mesure de l’avancement des travaux, avec un paiement échelonné. Ce qui signifie que la Métropole peut soutenir l’achat de logements neufs directement auprès de promoteurs, pour accélérer la production de logements sociaux.
** Cela désigne un palier plus exigeant de la réglementation environnementale pour le bâtiment neuf, avec des seuils « carbone » renforcés à partir du 1er janvier 2028. En pratique, il oblige les projets à être moins émetteurs de CO2 et, selon les cas, à intégrer des matériaux et des solutions constructives plus performants. Pour le logement collectif, le seuil d’empreinte carbone de la construction passe ainsi de 650 en 2025 à 580 kg équivalent CO2/m2 en 2028. C’est ce niveau que la MEL vise quand elle réserve son aide aux programmes atteignant le « niveau RE2020 2028 » : elle soutient donc les opérations les plus vertueuses sur le plan climatique.
Le saviez-vous ?
Quelle est la différence entre le conseil métropolitain et le bureau ?
Le conseil métropolitain est l’assemblée délibérante principale : il réunit les 188 élus des communes membres et vote les grandes décisions. Le bureau, plus restreint, fonctionne comme une instance de travail et de délégation. Composé du président, des vice-présidents, de conseillers métropolitains délégués et d’un représentant de chaque groupe d’élus, il prépare les dossiers, instruit les délibérations et peut adopter certaines mesures lorsque le conseil lui en a donné la compétence. En clair, le conseil fixe la ligne politique, tandis que le bureau assure une partie de sa mise en œuvre entre deux séances. Cette organisation permet d’accélérer le traitement des affaires courantes tout en maintenant la décision finale au niveau de l’assemblée métropolitaine.