Politique de la ville

Politique de la ville

Compétente depuis 2015 en matière de politique de la ville, la MEL a deux grandes missions : animer l’ensemble des acteurs de la politique de la ville (l’État, la région, le département, la CAF, Pôle Emploi) avec l’ambition de faire converger des politiques publiques en direction des territoires les plus fragiles ; et mettre en œuvre ses compétences dans ces quartiers : développement économique, aménagement, logement et mobilité.


La politique de la ville : qu'est-ce que c'est ?

La politique de la ville désigne la politique mise en place par les pouvoirs publics afin de revaloriser les zones urbaines en difficulté et de réduire les inégalités entre les territoires. Cette politique a été initiée, en France, il y a une trentaine d’années. Il s’agit de concentrer des moyens spécifiques sur des sites prioritaires et de favoriser la transversalité des politiques publiques (l'habitat, l’aménagement d’espaces publics, le développement économique et les commerces, l'accompagnement social, les transports en commun…).

Les Contrats de ville engagent l’Etat, les collectivités territoriales et les partenaires pour permettre la mobilisation de l’ensemble des politiques publiques d’éducation, d’emploi, de justice, de sécurité, de transport, de santé pour rétablir l’égalité républicaine dans les quartiers. La co-construction avec les habitants trouve également une place importante dans cette réforme.

Le Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU), géré par l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU) a pour objectif de terminer la rénovation des quartiers ayant déjà bénéficié d'un premier programme et de procéder à la rénovation de nouveaux quartiers particulièrement dégradés ou isolés.

Le Contrat de ville se compose d’un contrat cadre, qui fixe la stratégie de la politique de la ville sur l’ensemble du territoire métropolitain et de conventions d’application territoriales et thématiques.

La nouvelle géographie prioritaire concerne 21 communes et 26 quartiers prioritaires.

La stratégie de la politique de la ville pour la période 2015-2020 s’articule autour de 3 thématiques :

  • L’emploi et le développement économique
  • La cohésion sociale
  • Le cadre de vie et le renouvellement urbain

Les quartiers prioritaires

Les quartiers concernés par la politique de la ville sont définis par l’État, sur la base de deux critères : le niveau de revenus et la densité de population.

Ce sont 21 communes et 26 quartiers qui représentent 360 000 personnes (200 000 en quartiers prioritaires et 160 000 en quartiers de veille).

L’objectif est d’intégrer dans ces quartiers une véritable mixité sociale et d’usages : des logements, des commerces, des bureaux, des équipements publics de qualité (écoles, espaces verts, équipements culturels et sportifs).
Chaque année, la MEL gère un budget de 9,5 M€ reçu de l’État. Ces fonds financent environ 1 200 actions par an

L’État, la MEL et les villes poursuivent leur action commune de solidarité territoriale à l’égard des quartiers et des populations les plus défavorisées.  Sur l’ensemble de la métropole, une trentaine de quartiers ont été identifiés qui concentrent les plus forts taux de chômage et de précarité de l’emploi, les revenus les plus bas et les niveaux de scolarisation les plus faibles. Quelque 200 000 personnes habitent ces quartiers, soit 18% de la population métropolitaine.

Un Contrat de ville a été signé entre ces partenaires pour la période de 2015 à 2020. Il fixe la stratégie à l’échelle de la métropole toute entière, et se précise à travers des conventions territoriales (avec les 21 communes concernées) et thématiques.  Cette stratégie comprend trois grands volets : l’habitat et le cadre de vie, la cohésion sociale et le développement économique.
 

L’action la plus forte concerne les neuf quartiers du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU, de 2015 à 2025). 
Cinq quartiers ou groupes de quartiers ont été identifiés comme « d’intérêt national » :

  • le Secteur Sud – Lille ; 
  • le Nouveau Mons, 2ème partie, avec Les Sarts et Dombrowski – Mons-en-Baroeul ; 
  • Roubaix (plusieurs quartiers) ; 
  • La Bourgogne – Tourcoing ; 
  • Les Oliveaux – Loos. 

Quatre autres quartiers sont « d’intérêt régional » :

  • Les Villas – Wattrelos ; 
  • Lionderie, Trois Baudets – Hem ; 
  • Blanc Riez – Wattignies ; 
  • Bois Blancs – Lille.

Une transformation profonde et durable

En parallèle d’une action interdisciplinaire qui vise la promotion sociale et l’amélioration de la qualité de vie des habitants (emploi, éducation, santé, culture, vie sociale, sécurité…), l’État (à travers l’ANRU, l’ANAH…), la MEL, les villes et les bailleurs sociaux unissent leurs efforts pour réussir une transformation profonde et durable de ces quartiers et la requalification de leurs logements (réhabilitations, démolitions, constructions neuves, aides aux propriétaires privés, lutte contre l’habitat indigne…).  Les projets visent aussi la requalification des espaces publics (les rues, les places, les jardins publics…, qui seront mieux reliés aux quartiers environnants), la rénovation de l’offre de commerces, de services et d’équipements publics (écoles notamment) et l’introduction d’activités économiques et d’emplois.

Plus largement, dans les plus de trente quartiers prioritaires, la politique de la ville permet d’accompagner et de soutenir financièrement quelque 1500 actions, portées par des structures les plus diverses, souvent des associations.

À titre d’exemple : la découverte d’entreprises, l’aide à la rédaction de CV, les activités sportives et culturelles, la lutte contre l’absentéisme scolaire, etc.

Quant aux pouvoirs publics, ils s’engagent pour le relogement et l’insertion, la sécurité et la prévention de la délinquance et la réactivité dans la gestion des quartiers. La MEL est à la fois un opérateur essentiel et le coordinateur métropolitain de cette action.