Exposition SSI ESJ

Visages solidaires

jeudi 19/11/2015 Archivé

La Semaine de la solidarité internationale fût l'occasion de réfléchir ensemble aux moyens d’agir en faveur d’un développement solidaire, durable et partagé dans le monde. L’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille, avec le soutien de la Métropole Européenne de Lille, propose une exposition en ligne : les visages de la solidarité internationale.

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Pendant la Semaine de la solidarité internationale, interrogeons-nous sur nos capacités à relever ensemble les grands défis du développement. Partageant une seule et même planète, apprenons à mieux nous connaître, dans le respect de chacun, quelques soient nos cultures et nos conditions de vie.

Education, santé, environnement, droits humains, développement… Dans tous les domaines, la solidarité s’exprime à travers la mobilisation de femmes et d’hommes. Impliqués au sein d’associations et d’organisations actives ici et là-bas, ils sont les témoins de projets solidaires.

La Métropole Européenne de Lille, active depuis de nombreuses années sur le terrain de la coopération internationale a accomapgné l’Ecole Supérieure de Journalisme (ESJ) de Lille dans la réalisation d'un travail de rencontres et de portraits.

Réalisés par des étudiants étrangers de l’ESJ nouvellement installés dans la métropole, ces portraits montrent la diversité et la richesse des expériences solidaires initiées dans notre territoire. Ils sont le reflet de convictions et d’engagements, fruit des rencontres entre un étudiant de l’ESJ et un acteur de la solidarité internationale.

Le travail s’inscrit dans le cadre de la formation en journalisme des étudiants.

Retrouvez tous ces portraits sur : http://solidariteinternationale2015.esj-lille.net/

Jeanine, un visage de l'exposition ESJ Lille

Jeanine, un visage de l'exposition

Wawa l’asso
«Les Africaines doivent porter fièrement leur différence»

Jeune et dynamique, Jeanine Fischer mène un combat pour la promotion de la culture africaine. Salons, spectacles, festivals, cours de danse, son association « Wawa l’asso » est une invitation au partage.

« Longtemps je me suis demandé ce que signifiait avoir de beaux cheveux. Être bien coiffée. Les cheveux lisses, défrisés, crépus, bouclés, tissés, nattés ? L’image véhiculée par les médias n’aide pas non plus. Les Africaines doivent porter fièrement leur différence. » Aujourd’hui, Jeanine Fischer Siewe Tchamo se bat pour la promotion de la diversité culturelle. Née d’un père français et d’une mère camerounaise, cette passionnée de danse africaine cultive son métissage. Sa coiffure, son style vestimentaire ses bijoux…tout chez elle fait sens. « Je veux véhiculer l’image d’une Afrique en phase avec son temps, casser les clichés.» Après un court silence, elle explique: «mes baskets sont travaillées avec du pagne. Ce parapluie, il a des motifs ethniques. Mon collier vient du Burkina Faso. L’Afrique a tellement à offrir ! »
« Je partage avec les autres ma manière de voir une culture »

Dès son arrivée à Lille, quelque chose lui manque. « Au regard de toutes les communautés africaines qui existent sur Lille, je pense qu’on n’en parle pas assez. En plus les différentes communautés sont très centrées sur elles-mêmes. » Elle décide donc de créer une association avec une logique d’ouverture à l’autre. « Wawa l’asso » voit donc le jour en 2011. « Wawa », une expression wolof qui signifie « Oui ». « Il y a plusieurs métisses qui se retrouvent dans l’association parce que nous ne sommes pas dans le jugement. Je suis née à Paris, j’ai grandi au Cameroun. Mon père est blanc, ma mère est camerounaise. J’ai la chance d’avoir connu les deux cultures. Il y a des personnes qui sont d’origine africaine, qui sont nées en France, et qui n’ont jamais eu la chance de vivre en Afrique. Je partage avec les autres une manière de voir, une culture. Prenez ce que vous voulez d’elle. »

L’un de ses combats majeurs est la sensibilisation autour des cheveux bouclés et crépus. « Je suis contre les défrisages avec les produits chimiques sur les enfants. Pourquoi défriser à tout prix? Il y a une autre vision de la beauté qui existe. Ce sont des questions ethnosociologiques
Chaque année en mars, « Wawa l’asso» organise l’événement Happy New Hair. Il accueille plus de 500 personnes par jour. Les marques qui proposent des produits adaptés aux cheveux africains sont conviées. « Cela montre vraiment qu’il y a une très grande demande et une offre insuffisante. On sensibilise les mamans et on leur apprend qu’il y a d’autres façons de valoriser la beauté de leurs enfants. »

Toujours sur mille projets, Jeanine Fischer est débordante d’énergie.  «  A  Wawa, je cumule plein de postes et je trouve ça génial. Je cherche des financements pour les activités, gère une équipe, fais de la communication… tous les jours je rencontre des personnes différentes. Je ne souhaite pas que les choses soient plus simples, je veux juste devenir meilleure. »

Aïssatou Diallo
Etudiante à l'ESJ

 

Som Sun Sreng : le droit à l'éducation (c)

Som Sun Sreng : le droit à l'éducation

Solidarité et Développement pour le Cambodge

Som Sun Sreng : le droit à l'éducation

Du Cambodge à Roncq en passant par l’Autriche, Som Sun Sreng garde une pensée pour le peuple khmer dont il est issu. Son association vient en aide aux réfugiés et victimes de la guerre au Cambodge.

Jamais deux sans trois, dit-on toujours. Mais Som Sun Sreng ne voulait pas s'arrêter en si bon chemin. Après un premier engagement dans trois associations différentes, il crée en 2005 la sienne : Association Solidarité et Développement pour le Cambodge, dont il est le président. La vie n'a pas toujours été facile pour lui. Né au Cambodge, il se réfugie en octobre 1975, avec sa famille en Thaïlande. « On a marché toute la nuit, 30 km ». Il fuit la guerre civile qui va durer jusqu’en 1999. Il réside 10 mois en Thaïlande avant d’aller en Autriche, où il va rester 13 ans avant de rejoindre son épouse, Som Elisabeth, à Roncq. Veuve et mère de cinq enfants, elle est également réfugiée cambodgienne. « C’était plus facile pour moi de venir en France, qu’elle et ses enfants de me rejoindre en Autriche ».

Son parcours associatif commence en 1982, en Autriche. « On aidait les nouveaux réfugiés qui arrivaient. On leur apprenait à utiliser la machine à laver ou le four. On les aidait à s’installer ». En France, il s'engage dans une association à Tourcoing, puis en 1999 avec une autre association, il participe à la construction d’un temple bouddhiste à Roubaix.

L’avenir est dans l’éducation

En 2012, l’ASDC inaugure une école de trois classes à Pèng Thom. Elle accueille 174 étudiants et sept professeurs, qui perçoivent un salaire de 200 euros par mois. Là-bas, les jeunes élèves apprennent à parler français pour être au même niveau que les autres élèves du pays. « On prépare pour 2018 un concours par classe. Les meilleurs viendront avec leurs professeurs en France, pour découvrir la France. » Une bibliothèque équipée de 25 ordinateurs a également été construite par l’association. Chaque année, l’ADSC fournit 200 livres et 150 enfants ont accès à la bibliothèque.

Le but de l’association est la scolarisation. « Avant, les enfants devaient faire 10 à 15 km, pour se rendre à l’école, traverser les champs de riz. C’était à la fois difficile et dangereux. ».  En 2007, une première école est construite dans le village de Khom Konsat.

Som Sun Sreng crée l’ASDC en aide aux Cambodgiens résidant au Cambodge : « J’ai pensé au Cambodge parce que là-bas ils n’ont rien contrairement à ceux qui vivent ici en France ». L’association réhabilite un canal d’irrigation pour les rizières dans la province de Prey Veng. Sur les trois cents familles, victimes de la sécheresse en 2005, 90% sont cultivatrices. « C’était simplement un dépannage ».
« Je suis très content. Je peux aider les enfants, ils me    donnent le bonheur. C’est un grand plaisir »

Un travail collectif

Plusieurs acteurs rendent possible la réalisation des projets que mène l’association Solidarité Cambodge. L'expérience de Som Sun Sreng et sa participation à de nombreuses associations sont un atout. . « C’est la confiance qui se crée au fil des années. J’ai gardé contact avec les gens de tous les pays où j’ai vécu. Ils n’hésitent pas à aider parce qu’ils ont des familles dans la même situation. » Les fonds proviennent aussi des subventions de l’État français, même si cette année, l’association a pu compter sur ses propres avoirs sans avoir recours à l’aide du gouvernement. Cet été, l’ASDC a participé à sa première braderie à Roncq. La vente a généré 10.000 euros. « Je suis très content. Je peux aider les enfants, ils me donnent le bonheur. C’est un grand plaisir ». En guise de reconnaissance, les noms de tous les donateurs sont affichés sur le mur de l’école de Pèng Thom et à l’intérieur de la bibliothèque.

Les enfants doivent savoir que l’argent ne tombe pas du ciel. Les donateurs aussi - d’où qu’ils soient - travaillent dur.

Viviane Nkurunziza
Etudiante à l'ESJ

 

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