Discours du 13 fév. 2015

Discours du Président Damien Castelain au Conseil métropolitain du 13 février 2015

Intervention
Damien CASTELAIN,

Président de la Métropole Européenne de Lille
Conseil métropolitain du 13 février 2015

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      Mesdames et Messieurs les conseillers communautaires,
      Mes chers collègues,


J’ai le plaisir de vous annoncer que la candidature de la Métropole Européenne de Lille, déposée en novembre dans le cadre de l’appel à projets « Territoires à énergie positive pour la croissance verte » du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, a été retenue.

Cette candidature valorise notre Plan Climat adopté en octobre 2013.

Je salue l’investissement de Madame la vice-présidente, Christiane Bouchart, porteuse du projet.

528 collectivités et groupements de collectivités avaient répondu à cet appel à projets et 212 d’entre elles ont été retenues.

J’en profite pour féliciter Madame Aubry et la Ville de Lille, lauréate aussi quant à elle pour la démarche Cit’ergie.

À la clé, c’est ça l’essentiel, il s’agit pour la MEL, dans le cadre de cette culture de la recette, d’obtenir une subvention de 500 000 euros à minima et pouvant être portée à 2 millions d’euros selon la qualité du projet et sa contribution à la transition énergétique.

Nous pourrons également bénéficier de financements publics fléchés sur notre territoire contribuant à la transition énergétique. Ces principaux projets viseront donc
La réduction des émissions de gaz à effet de serre,
La diminution de la consommation d’énergie,
La production d’énergie renouvelable.

Il sera possible pour 10 territoires sur les 112 de bénéficier dans le cadre du PIA, d’un programme complémentaire « projets territoriaux intégrés » à dominante numérique. Ce programme sera mis en place par la Caisse des Dépôts et Consignations dès mars 2015.

Et ma chère Christiane c’est le prochain défi que nous devons relever ensemble. Et je te remets officiellement ce prix.

C’est le début de cette culture de la recette pour laquelle nous devons obtenir le maximum de subventions.

 

Je porte l’ambition que nous rencontrions le même succès pour notre projet Réseau Electrique Intelligent porté par Alain Bezirard.
Pour concrétiser ce projet ambitieux, il est nécessaire et indispensable d’intégrer les nouvelles technologies de l’information et de la communication aux réseaux qui deviendront ainsi communicants.

Ces réseaux transporteront, comme le savez, des volumes énormes de données et d’informations (que l’on appelle le big data) d’un point à un autre de la métropole. Or, seul le Très Haut Débit est capable de transporter un tel volume d’information.

Nous souhaitons donc tous ensemble faire de la MEL un territoire connecté, un territoire innovant : pour réussir, le déploiement du numérique qui est donc essentiel !

À ce titre, vous avez été nombreux, depuis plusieurs semaines, à m’interroger sur l’avancée du déploiement du Très Haut Débit sur le territoire métropolitain et à exprimer notamment votre inquiétude avec l’officialisation du rachat de SFR par le Groupe Numericable.

Je vous informe que j’ai rencontré, le 5 février dernier, Monsieur Jérôme Yomtov, Directeur Général Adjoint du nouveau Groupe SFR-Numericable, ainsi que Monsieur Jean-Claude Brier, Délégué Régional SFR pour exprimer et relayer vos inquiétudes et vos insatisfactions.

Si, comme vous le savez, le déploiement a progressé au rythme annoncé pour ORANGE, que je félicite dans la qualité de nos relations ; force est de constater que le rythme est un peu plus ralenti pour SFR, eu égard au rachat de SFR.

J’ai exprimé ma volonté que soient maintenus les engagements qui avaient été pris ainsi que la cartographie et le calendrier du déploiement du Très Haut Débit.

Il n'est pas envisageable et je le dis ici publiquement que des délais supplémentaires soient imposés aux territoires qui ne demandent pas de réflexions de synergie entre Numéricâble et SFR notamment sur les 24 communes où il n'y pas de réseau Numericable.

En accord avec Axelle Lemaire, Secrétaire d’État chargée du Numérique, avec qui j’ai encore échangé ce midi, je vous informe saisir Monsieur Eric Denoyer, Directeur Général du Groupe Numericable – SFR, pour qu’il me confirme l’engagement de son Groupe sur l’ensemble du territoire métropolitain et plus précisément  sur ces 24 communes prioritaires.

Je tiens ici à remercier Messieurs Akim Oural et Jean-Paul Leroy pour leur investissement sur ce dossier essentiel pour le développement de nos communes.

 

C’est avec ce même pragmatisme que je souhaite traiter l’accessibilité de la métropole et la lutte contre la thrombose routière.

Et vous le savez, je vous avais annoncé que j’avais saisi en septembre dernier Monsieur Alain Vidalies, Secrétaire d’État chargé des Transports, pour demander la création d’une mission d’experts chargés de nous faire des propositions.

Ma demande a été appuyée par le Préfet Cordet, que je salue,  et nous avons obtenu satisfaction.

J’ai donc rencontré, le 6 février dernier, Messieurs Rebuffel et Lévêque, missionnés par le Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable.

Je leur ai confirmé que les services de la MEL étaient à leur disposition pour leur fournir toutes les données nécessaires. Ils rencontreront aussi l’ensemble des élus et des acteurs engagés sur ces questions d’accessibilité.

Je leur ai confirmé que les services de la MEL étaient à leur disposition pour leur fournir toutes les données nécessaires. Ils rencontreront aussi l’ensemble des élus et des acteurs engagés sur ces questions d’accessibilité.

Je pense bien évidemment aussi aux acteurs économiques et notamment à la CCI Grand Lille dont la réflexion et les propositions sont contenues dans un livre blanc sur l’accessibilité de la métropole.
Les travaux de cette mission devront aussi porter au-delà de la frontière pour appréhender la continuité du trafic en Flandres et en Wallonie. L’échelle pertinente pour aborder ces questions est bien évidemment l’aire métropolitaine.

Ces questions pourront être aussi abordées dans le cadre de la commission mobilité et accessibilité de l’Eurométropole.

Enfin, leurs travaux croiseront ceux du grand débat public lancé en avril prochain par la Région Nord-Pas de Calais sur le projet de liaison ferroviaire à grande vitesse entre la métropole et le bassin minier.

À l’issue des différentes concertations menées auprès de l’ensemble des acteurs concernés par cette problématique, un rapport nous sera remis en fin d’année 2015 que je porterai immédiatement à votre connaissance.

2015 sera donc une année où nous parlerons beaucoup de transport et d’accessibilité.

Tout l’enjeu résidera alors dans notre capacité de passer des paroles aux actes. La MEL, Le Département, La Région Nord-Pas de Calais, Les Régions Flamande  et Wallonne, nous devrons tous partager nos informations et unir nos efforts dans la même direction. C’est cela aussi le principe partenarial ou encore celui de la mutualisation à grande échelle.

 

Mes chers collègues, c’est un Conseil particulièrement chargé au regard de l’ordre du jour.

 

Mais, je tiens sans plus attendre à vous faire part d’une décision prise ce matin par le Bureau au sujet de la délibération C 0043 – Gestion transitoire de la friche Saint-Sauveur.

Nous nous sommes mis d’accord collégialement au Bureau ce matin pour ne pas faire la Fan Zone de l’Euro 2016 sur le site de Saint-Sauveur afin d’éviter des investissements temporaires à hauteur de 1,5 million d’euros HT. Et je vous proposerai donc tout à l’heure de retirer la délibération C0043 et de ne pas signer le marché.

Néanmoins, il nous est apparu important de prévoir un lieu qui permette aux métropolitains de voir, et dans une ambiance conviviale, les matchs de l’Euro 2016.

Et donc en accord avec la principale intéressée, Martine Aubry, Maire de Lille, il s’agira de la place François-Mitterrand.

Nous sommes en discussion avec l’UEFA, Martine Aubry est en contact permanent avec le Préfet Lambert qui s’occupe de l’Euro 2016, pour définir les conditions précises de ces retransmissions et de l’accueil Place Mitterrand. Bien évidemment avec l’objectif de minimiser les coûts car comme vous le savez, la MEL ne touche plus depuis le 1er janvier 2015 et ne touchera plus la taxe sur les spectacles.

Mais je tenais à vous faire part dès à présent de la teneur des échanges de ce matin.
 

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Damien Castelain
Président de la Métropole Européenne de Lille
le 13 février 2015

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