Géographie prioritaire

La nouvelle géographie prioritaire concerne 21 communes de la métropole

La géographie prioritaire a été définie par l'État selon le critère du revenu fiscal de façon à cibler les territoires où se concentre la pauvreté. L’intervention est ciblée sur trois types de secteurs :

  • Les quartiers prioritaires : quartiers de plus de 1000 habitants sur lesquels la pauvreté est la plus forte. Sur ces territoires, la MEL, l'Etat, les villes et l'ensemble des partenaires du Contrat de ville mobilisent, de manière renforcée, leurs moyens au service de l'emploi, du développement économique, de la cohésion sociale et du cadre de vie.
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  • Les quartiers de veille : territoires sortis de la géographie prioritaire mais pour lesquels les partenaires du Contrat de ville mobilisent leurs moyens pour conforter leur situation. 
  • Les sites en rénovation urbaine dans le cadre du nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU). 

La géographie prioritaire de l’État a été arrêtée par le décret n°2014-1750 du 30 décembre 2014 pour la métropole. Les quartiers relevant de la politique de la ville représentent une population totale de 357 220 habitants, soit 32 % de la population métropolitaine, dont 199 060 habitants en quartiers prioritaires et 158 160 en quartiers de veille.

 
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LA DÉMARCHE D’ÉLIGIBILITÉ DES QUARTIERS PRIORITAIRES

La “loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine” s’appuie sur une nouvelle carte de la pauvreté en France. L’objectif est de simplifier la géographie prioritaire de l’État et de cibler les aides sur les territoires où se concentre la pauvreté. Pour les délimiter, la méthode proposée par l’INSEE a été de diviser la France en carrés de 200 mètres sur 200 mètres, selon la technique du carroyage. Les carreaux où plus de la moitié des habitants vit avec un revenu fiscal inférieur à 60 % du revenu médian national (11 250 euros par an) ont-ils ainsi été repérés.

Le critère unique de la pauvreté par la mesure des revenus fiscaux a été retenu après que les six critères habituellement utilisés en matière de politique de la ville ont été analysés : nombre de chômeurs, de jeunes, de familles monoparentales, d’immigrés, de bénéficiaires de l’APL et de logements sociaux. Pris séparément, ces critères ne sont pas pertinents sur tout le territoire. Superposés, ils sont corrélés avec les zones de concentration de la pauvreté, indique l’INSEE.

Jusqu'à présent, la politique de la ville concernait environ 2 500 CUCS et 750 ZUS (zones urbaines sensibles). Les nouveaux quartiers repérés sont au nombre de 1 300 répartis dans 700 communes. Cette nouvelle carte exclut des territoires précédemment aidés et inclut des territoires qui ne l’étaient pas, en particulier des quartiers de villes moyennes, frappées par la désindustrialisation, des quartiers de ville en milieu rural ou périurbains. La refonte de la géographie prioritaire vise également à simplifier les zonages (ZUS, quartiers CUCS) se superposant actuellement et ainsi à concentrer les interventions publiques sur les territoires où les besoins sont les plus forts.

Les sites de la Métropole Européenne de Lille