Interview de Yann Lavallez

Interview de Yann Lavallez

mardi 03/07/2018

La promotion du sport est une priorité pour la MEL. Découvrez l'interview de Yann Lavallez, manager général du Tourcoing Lille Métropole Volley-Ball.

MEL

Commençons par les présentations, vous êtes volleyeur de haut niveau reconverti, manager du TLM Tourcoing Lille Métropole Volley-Ball. Quel a été votre quotidien ces derniers jours alors qu’après une très belle saison, le TLM a remporté la Coupe de France en mars dernier - et jouera en ligue A, le plus haut niveau national, dès octobre prochain - et que vous prenez part à l’accueil du Final 6 de la Volleyball Nations League au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve d’Ascq ?

La France n’a pas accueilli de compétition mondiale de volley-ball depuis 1986. C’est par ailleurs la première fois qu’elle reçoit une phase finale. En cinq jours, se jouent dix matchs. En tant que directeur de la compétition, j’apporte mon expertise à la Fédération Française de Volley-Ball pour l’organisation de ce Final 6. Une de mes missions consiste à préparer le plateau technique du stade Pierre-Mauroy, à le transformer en terrain à la configuration optimale. Pour cette première au stade, l’équipement en version boîte à spectacles s’adapte parfaitement. En proposant des solutions techniques, nous avons rapproché les supporters du terrain.

J’encadre également 250 bénévoles, la plupart métropolitains, qui prennent en charge l’accueil des supporters, des médias, l’arrivée au stade…

Par ailleurs, au TLM, en tant que manager général, j’organise, je gère les équipes administratives, sportives et les bénévoles, et travaille au développement. 230 licenciés sont également un vecteur d’expansion du club. L’expertise acquise dans ma discipline sert cette évolution du club, notamment dans le dialogue avec la Fédération, les institutions et la recherche de partenaires.

Objectifs : faire avancer ce club qui a tout d’un grand. Dès novembre, nous jouerons la Coupe d’Europe pour laquelle nous espérons faire le plus beau parcours. Autre ambition de la saison prochaine : nous placer dans le top 4 des champions de ligue A, en 2019.

La métropole vient d’acter la création de l’association MEL is sport dont un des objectifs est de déployer la pratique du sport sur le territoire. Qu’en pensez-vous ? Quels passeurs vous ont permis, enfant, de croiser le sport ?

Je viens d’une famille de sportifs. Maman pratiquait le volley, papa la course à pied, papi et mamie étaient sportifs. À la maison, pas un week-end sans sport. Résultat, j’ai adoré le milieu que j’ai fréquenté et fait une belle carrière. Le sport a représenté un tremplin dans ma vie d’homme. J’ai commencé à six ans et me suis construit sur des valeurs de sports collectifs. Aujourd’hui, j’ai conservé cet esprit que je partage avec mes collaborateurs.

Quelles valeurs véhiculées par le sport ont été fondamentales dans votre parcours ? Quelles idoles ?

Le sport pour tous est indispensable. Ma fille de trois ans va à la piscine, pratique le vélo et le baby-volley. C’est une façon d’apprendre à vivre ensemble. J’ai fait beaucoup de rencontres dans ce milieu. De nombreux sportifs, et pas toujours les plus grands, m’ont fait rêver. J’ai aussi aimé Zinédine Zidane, Roger Federer et Michael Jordan. Mais je ne suis pas fan du fanatisme.

Retrouvez-vous ces valeurs dans votre pratique de manager et d’organisateur de grands événements ?

Pour ce travail d’équipe, mon expérience des sports collectifs est précieuse. Par exemple, pour animer et fédérer les 250 bénévoles de ce Final 6, dans la discussion et le partage.

Un autre objectif de l’association est d’accueillir de grands événements sportifs. La métropole vibre aux rythmes des grands champions de la discipline dans un équipement d’exception. Quelle image de la métropole retiennent ces champions et ces supporters venus du monde entier ?

Au regard du calendrier des événements, le stade Pierre-Mauroy a un vrai pouvoir d’attraction. La Métropole mobilise et encourage les organisateurs à venir au stade. Ces événements créent une dynamique pour l’économie locale. J’ai d’excellents souvenirs des demi-finales du Top 14 de rugby. Événement international, la Volleyball Nations League donne à la métropole une image moderne, dynamique, et créé de l’émotion partagée.

Enfin, l’événement festif autour du Beach Volley organisé place de la République, à Lille, dans l’esprit d’une fan zone avec des démonstrations de haut niveau, de la pratique, des initiations, des tournois, un accueil des écoles et centres sociaux et la retransmission des matchs contribuent à donner à la métropole une dimension festive.

Si vous ne faisiez pas du volley, que feriez-vous ?

J’ai rencontré ma femme au volley. Mes amis sont volleyeurs. Je suis attaché à ce sport que j’ai pratiqué jeune en suivant ma mère… Footballeur ?… Si je n’étais pas volleyeur, je pratiquerais un autre sport collectif.

Et quand vous ne faites pas de volley ?

J’en fais moins mais je vis toujours dans une salle de volley. Sinon, je profite de la vie, de ma famille, programme de bons restos avec les copains… Je pratique, depuis peu, le paddle-tennis [ou padel].

Vous dans dix ans ?

J’aurai 46 ans. J’aimerais mener le TLM le plus loin possible. Il mérite d’être un très grand club. On verra ce que la vie nous offrira. J’ai un vrai plaisir à travailler dans le Nord et ici à Tourcoing.

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