L’universalité Giacometti

L’universalité Giacometti

vendredi 06/04/2018 Archivé

Au printemps 2019, le LaM exposera l’artiste majeur, Alberto Giacometti. Un an avant cette rétrospective d’exception, Sébastien Delot, directeur du musée, raconte les débuts de l’aventure.

Pourquoi une rétrospective d’exception au laM ?

Le souhait était d’organiser une grande exposition dont le rayonnement serait à la hauteur des attentes pour ce musée. Une exposition qui puisse susciter l’intérêt des Métropolitains, Eurométropolitains et d’un public international. Parmi les artistes emblématiques, dont l’œuvre n’a jamais été exposée dans la région, Giacometti est un nom magique. À son évocation, des images iconiques nous viennent en tête. Lorsque j’ai pris mes fonctions en janvier 2017, j’ai entamé des négociations pour construire un partenariat avec la Fondation Giacometti. 

Pourquoi Giacometti ?

Giacometti fait partie des quatre ou cinq artistes majeurs du 20e siècle. À travers ses engagements artistiques, ses recherches plastiques, nous traversons les grands mouvements qui ont façonné l’art moderne. Ses débuts sont presque académiques, puis il se forme auprès de Bourdelle, avant de rencontrer la Bohème artistique, les Cubistes et les Surréalistes. Il s’en éloigne ensuite, en revenant à une sculpture plus réaliste. Giacometti est un artiste intemporel qui parle à toutes les générations. Son œuvre, extrêmement forte, provoque une émotion parce qu’elle a une part d’humanité.

Comment porter sur cet artiste un regard renouvelé ?

La mise en regard des œuvres permet de renouveler l’approche de cet artiste. Il importe de proposer des lectures inédites de son travail et de rendre possible la découverte d’une œuvre passionnante qui interroge la représentation des figures, l’obsession de la quête, l’humanité…

Quelle(s) histoire(s) raconter ?

Nous avons envie de raconter, au public, une histoire profondément humaine. Suffisamment forte pour que chacun puisse se l’approprier, sentir et ressentir, voir et peut-être aimer cette pulsion de vie incroyable qui traverse l’histoire de la sculpture de Giacometti. Nous montrerons, par exemple, L’homme qui marche, sculpture emblématique dans un contexte inédit. Aujourd’hui, le parcours de l’exposition est construit. Mais nous n’en dirons pas plus, si ce n’est que nous travaillons à la réception de l’œuvre de Giacometti par les photographes qui l’ont fréquenté (Man Ray, Peter Knapp, Eli Lotard…) et que nous présenterons, en contrepoint à cette rétrospective, l’hommage à Giacometti d’Annette Messager, grande artiste d’art contemporain de la région.

Entrons dans les coulisses. Que se passe-t-il un an avant ?

97 % des prêts (Fondation Giacometti, Centre Pompidou, prêts privés et d’institutions étrangères…) sont confirmés. Nous aurons une exposition exceptionnelle. Nous entrons désormais dans la logistique de la fabrication d’une exposition. Notre mission requiert une précision de tous les instants, c’est un travail de haute couture. Et l’engagement des équipes du LaM est à la hauteur de l’événement.

Les difficultés d’un tel projet ?

Celles que l’on ne verra pas [rires]. C’est le temps court dont nous disposons pour monter cette rétrospective : deux ans, généralement c’est plutôt quatre. Cela implique des tours de force à tout point de vue. Le LaM joue dans la cour des très grands musées, à l’instar de la Tate Gallery et du Guggenheim qui ont exposé ou exposeront Giacometti.

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