Interview de Sébastien Delot, directeur du LaM

Interview de Sébastien Delot, nouveau directeur du LaM

mardi 14/03/2017 Archivé

L’aventure commence pour Sébastien Delot, nouveau directeur du musée de la MEL. Autour de l’exposition Michel Nedjar, il a partagé ses premières impressions et visions d’avenir. Et son regard sur ce co-fondateur de l’Aracine dont la donation a transformé le musée.

MEL

23 février 2017. Que retenez-vous de votre premier vernissage au musée pour l’exposition de Michel Nedjar Introspective ?

J’en suis très heureux. Un public fidèle était au rendez-vous, un public heureux pour qui le musée compte. On sent une adhésion et une appropriation. Le musée est inscrit dans la vie de la Métropole.

Quelle est votre feuille de route ?

Des outils, des rencontres et des occasions sont à créer pour fidéliser et ouvrir vers de nouveaux publics, notamment des publics spécifiques.

Il s’agit de porter un regard et de bousculer les habitudes. Le musée est un acteur social engagé. Avec la Métropole, nous partageons cette volonté de défendre la culture et de construire un territoire commun.

Quelles sont vos obsessions ?

La curiosité est fondamentale. On apprécie les choses qu’on commence à mieux connaître. Il faut être en capacité de porter un regard juvénile et libre. La liberté est un vrai fil conducteur. Et le musée a des atouts pour proposer ces chemins de liberté. Un musée met à disposition, porte un regard, raconte des histoires pour que le public imagine, rêve…

Votre premier contact avec l’art ?

Je ne me souviens pas d’un déclic particulier. J’ai grandi à Paris. J’ai fréquenté les musées, notamment le Centre Pompidou. Pour la petite histoire : j’ai tenu à aller seul au Louvre à 12 ans. Je me souviens aussi d’un professeur d’arts plastiques au collège qui a su bousculer. Je me souviens aussi, il y a quelques années, d’une exposition Paul Klee que j’ai vue à plusieurs reprises. J’ai en mémoire d’écouter, adolescent, une émission sur France Culture. Un anthropologue racontait une rencontre, en Australie, avec des Aborigènes. Il leur avait présenté des reproductions d’œuvres dont une de Paul Klee à laquelle ils avaient particulièrement réagi. Subjugués, ils y avaient vu deux hommes perdus, titre que Paul Klee a donné à cette oeuvre. J’ai retenu l’universalité de l’art en tant que langage qui touche, sans bagage nécessaire. À ce sujet, me revient le propos de Picasso : « L’Art c’est comme une langue étrangère, cela s’apprend. »

Avant une grande exposition 2019, quels prochains rendez-vous donnez-vous aux Métropolitains ?

L’été au LaM se construit en résonance avec la prochaine exposition André Breton. Rendez-vous pour des temps festifs et populaires, associant cinéma, danse…

Le projet : être un lieu d’accueil généreux, vivant et engagé. Le LaM a une identité forte, une saveur particulière et de nombreux atouts.

Un regard sur l’exposition Michel Nedjar ?

Introspective est une mise à nu en toute confiance. Avec générosité, Michel Nedjar offre sa vision du monde. Le musée possède plus de trois cents de ses œuvres. Première monographie en France, cette exposition raconte l’urgence de vivre…

À savoir

Michel Nedjar. Introspective.
Jusqu’au 4 juin 2017. Du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h,
1 allée du Musée à Villeneuve d’Ascq.
Tél : 03 20 19 68 68.
musee-lam.fr

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